Plusieurs problèmes et questions rythment mon quotidien :

En ce moment précis, tu as conscience du monde qui t'entoure tout ça grâce aux cinq sens qui transmettent un message quelque part dans ton cerveau mais à ta mort que devient cette conscience? Est-ce que tout peut être réduit à néant? Et dans ce cas qu'est-ce que le néant? Et sinon, s'il reste une conscience sous quelle forme se présente t-elle?


Quand j'étais petit et que j'étais allongé dans mon lit dans le noir, j'avais toujours une sensation bizarre : le noir m'étouffait, me serrait contre lui et finalement je m'extirpais de moi-même en ayant la sensation de flotter au dessus de mon corps. Etrange expérience.

Mon problème principal réside dans le fait que je ne connaisse pas mes grands-parents maternels. Je ne connais que ma grand-mère paternelle -mon grand-père étant décédé quand j'avais 3 ans j'en garde très très peu de souvenirs-. Mais je connais désormais le nom et l'adresse de ces grands-parents qui ne sont plus des inconnus. Mais le problème est tout bête : est-ce que je dois téléphoner pour me faire connaître? Si oui, qu'elle sera la réaction? Si non, est-ce que c'est une erreur?  Cette question je me la pose tous les jours en regardant mon téléphone et le numéro de téléphone accompagnant les noms de Jerzy Jakubowski et de Jeaninne Dusseaux nés en 1928. Je me suis toujours demandé étant petit pourquoi on me privait de mes grands-parents, pourquoi on privait d'une relation familiale -que je n'ai toujours pas obtenu-, pourquoi on me privait de mes racines, pourquoi on me privait d'une partie de l'Histoire. Je me le demande toujours.
Je ne sais pas ce qu'avoir une famille soudée veut dire. Ma seule famille ce sont mes parents et mon frère. J'ai bien des cousins avec lesquels je m'entend bien mais je ne les vois pratiquement jamais. Mon autre cousin est une petite racaille qui deal du shit dans la cour de récré et sa soeur a un gosse à 20 piges.

Petite parenthèse : vous avez accès à ces informations car vous êtes assez proches de moi pour en savoir un peu plus sur moi. C'est de l'égoïsme pur et dur. Je pense pas être quelqu'un qui se plaint beaucoup, par rapport à d'autres qui vont se plaindre pour un rien dramatique. Si je me plains de ma condition aujourd'hui c'est que je dois avoir le besoin que ces questions sortent de mes pores pour glisser sur les touches du clavier. Je m'expose donc sans risques, vous êtes très peu de lecteurs mais probablement les lecteurs les plus importants.

Une autre question, bien qu'elle ne me tourmente pas tant que ça : Suis-je un cœur d'artichaut? La réponse est... oui. Finalement je veux bien l'admettre, j'ai tendance à vite m'enflammer et à vite refroidir. Le problème principal étant que lorsque l'on est trop en feu il est difficile de s'éteindre.

J'estime avoir commis deux grosses erreurs ces deux dernières années : avoir lâché Camille par égoïsme et sur mauvais conseils... si c'était des mauvais conseils bien que pleins de bonne volonté. La deuxième erreur étant ma venue à Strasbourg pour -plus ou moins- une fille que je n'ai vu que deux fois depuis septembre. J'aimerai revenir en octobre 2006. La machine a remonter le temps existe-t-elle quelque part? Ce serait marrant de se demander que serait devenu cet amas de relations amicales ou non si j'étais resté avec Camille. Aurais-je pris la peine de vouloir connaître le géant et son dos mystérieux?

Questions au quotidien qui resteront sans réponses.